La question du diplôme est une question éminemment stratégique en raison non seulement de ses implications pédagogiques et structurelles, mais encore de sa dimension politique. Au travers du diplôme, l'université dit ce qu'elle est ou entend être dans la Cité.
Sans renoncer à sa tradition et singulièrement à son exigence d'élaboration critique des savoirs, l'université s’est inscrite de façon efficace et innovante dans son environnement en mettant en place des diplômes nationaux et des diplômes d’universités professionnalisants répondant souvent à des demandes de formations qui trouvaient difficilement leurs réponses dans l’offre de formation traditionnelle.
En effet, l’attention plus particulièrement portée aux disciplines et non aux objectifs ne coïncidait pas toujours avec la démarche des adultes en formation ; la nécessité de la transdisciplinarité ou de la pluridisciplinarité exigée par la complexité des savoirs requis par les champs professionnels a quelquefois conduit à définir des parcours transversaux souvent incompatibles avec une vision disciplinaire dominante.
Bien plus, la Loi de Modernisation sociale de 2002 sur la VAE (Validation des acquis de l’expérience) a introduit un changement radical dans notre approche puisqu'ils permettent à un individu de faire valider par le jury VAE Paris III, ses acquis personnels et professionnels pour obtenir tout ou partie d’un diplôme. C'est à dire que l'université est amenée à reconnaître et à prendre en compte les savoirs issus de l'expérience, acquis hors champ universitaire. |